SolidWorks MCP connecte Claude Desktop ou Claude Code à SolidWorks via un serveur Python local et l'API COM Windows. Le dépôt alisamsam/Solidworks-MCP le présente comme un serveur MCP pour automatiser SolidWorks en langage naturel, avec des outils de connexion, de documents, d'esquisses, de fonctions et d'utilitaires. Lors de la vérification GitHub du 26 août 2026, le dépôt était sous licence MIT, comptait 100 étoiles et 20 forks, et son README annonçait une compatibilité SolidWorks 2023 à 2025.
Pour Educasium, ce connecteur est moins central qu'un MCP Revit ou qu'un MCP Archicad, car SolidWorks vise surtout la conception mécanique, produit, mobilier, assemblage et fabrication. Il reste utile pour expliquer comment un assistant IA peut passer d'une consigne textuelle à une géométrie paramétrique contrôlée, à condition de travailler sur des fichiers de test et de garder un opérateur CAO responsable.
Sommaire
- Ce que fait SolidWorks MCP
- Installation et architecture
- Capacités utiles en conception
- Comparaison avec les MCP CAD et BIM
- Sécurité, gouvernance et limites
- Position Educasium
- Sources et suite logique
Ce que fait SolidWorks MCP
À retenir : SolidWorks MCP donne à Claude une interface d'action locale sur SolidWorks, mais ce n'est pas un copilote certifié Dassault Systèmes. Le README documente 22 outils, tandis que le fichier serveur vérifié expose aussi quelques aides supplémentaires comme des informations document, une esquisse sur face et un diagnostic d'esquisse.
Surface d'outils documentée
Le README classe les outils en quatre familles. La connexion couvre connect_solidworks et get_solidworks_info. Les documents couvrent create_new_part, create_new_assembly, open_document, close_document, save_document et list_open_documents. Les esquisses couvrent create_sketch, close_sketch, draw_circle, draw_rectangle, draw_line, draw_arc et draw_polygon. Les fonctions couvrent extrude_sketch, cut_extrude, fillet_edges, chamfer_edges et list_features. Les utilitaires couvrent set_units et execute_python.
Cette liste donne déjà un flux de travail complet pour une pièce simple : ouvrir SolidWorks, créer un document, dessiner une esquisse, extruder, ajouter des congés ou chanfreins, lister les fonctions, puis sauvegarder. La promesse n'est donc pas seulement conversationnelle. Elle porte sur des opérations CAO réelles dans une session SolidWorks active.
Ce que le code source ajoute à la lecture du README
Le fichier solidworks_mcp/server.py vérifié indique une version 4.0.0 avec des correctifs pour SolidWorks 2025. Il ajoute notamment get_document_info, create_sketch_on_face et get_sketch_status à la surface observée. Cette différence n'est pas forcément un problème, mais elle montre pourquoi il faut lire le code en plus du README avant d'évaluer un MCP.
Le serveur expose aussi execute_python, qui exécute du Python avec accès à l'application SolidWorks, au document actif, à l'objet d'automatisation, aux bibliothèques COM win32com et pythoncom, ainsi qu'à math, os et json. C'est la capacité la plus puissante du dépôt. C'est aussi celle qui change le niveau de risque : un assistant peut quitter le périmètre des outils prédéfinis et agir via du code arbitraire.
Installation et architecture
À retenir : SolidWorks MCP est un connecteur Windows local fondé sur Python, pywin32 et l'automatisation COM de SolidWorks. Il exige une licence SolidWorks installée et ne fonctionne pas comme un service cloud indépendant.
Prérequis vérifiés
Le README demande Windows 10 ou Windows 11, SolidWorks 2023, 2024 ou 2025 installé et licencié, Python 3.10 ou plus, et Claude Desktop ou Claude Code. Le fichier requirements.txt vérifié liste mcp version 1.0.0 ou plus, asyncio-compat, python-dotenv et pywin32 version 306 ou plus. Il précise aussi que pythoncom est inclus avec pywin32.
Ces prérequis limitent naturellement le public. Une agence ou une école qui travaille sur macOS, Rhino, Revit ou Archicad ne peut pas reprendre ce MCP tel quel pour son environnement principal. Il est d'abord destiné à un poste Windows où SolidWorks est déjà présent, activé et disponible pour l'automatisation COM.
Détection et configuration
Le README indique que le serveur peut auto-détecter SolidWorks via le registre Windows. Le fichier config.json vérifié garde exe_path sur auto, fixe le timeout de démarrage à 120 secondes, le nombre maximal de tentatives à 3, l'unité par défaut à mm, et plusieurs valeurs par défaut comme une extrusion de 10 mm, un congé de 2 mm ou un chanfrein de 2 mm. Ces réglages rendent le serveur plus prévisible pour une démonstration.
Le lancement typique consiste à cloner le dépôt, installer les dépendances Python, configurer Claude Desktop avec l'entrée Python pointant vers solidworks_mcp_server.py, ouvrir SolidWorks, puis demander à Claude de se connecter. La chaîne est simple à expliquer, mais elle n'est pas sans friction. Entre Python, le client MCP, l'état de SolidWorks, les templates de documents et les permissions Windows, un test sérieux doit prévoir un poste dédié.
Capacités utiles en conception
À retenir : le connecteur est pertinent pour des pièces simples, des opérations répétitives et des démonstrations de conception paramétrique pilotée par IA. Il devient plus délicat dès que l'on touche à des assemblages réels, des fichiers client ou des détails de production.
Pièces, esquisses et fonctions
Les outils d'esquisse couvrent les primitives classiques : cercle, rectangle, ligne, arc et polygone. Les fonctions permettent ensuite d'extruder, de faire une coupe extrudée, d'appliquer un congé ou un chanfrein, puis de lire les fonctions du modèle. Pour un cours ou un atelier, cette progression est lisible : la personne voit comment une intention devient esquisse, puis volume, puis détail.
Dans une équipe de conception produit, ce type d'interface peut aider à produire des variantes rapides d'une géométrie simple. Par exemple, un opérateur peut demander une pièce de test, comparer plusieurs profondeurs d'extrusion, générer des formes répétitives ou vérifier la liste des fonctions avant sauvegarde. Il ne faut pas transformer cela en promesse d'industrialisation automatique : la sélection d'arêtes, la qualité de l'esquisse et la logique fonctionnelle restent à contrôler dans SolidWorks.
Compatibilité SolidWorks 2025
Le README met en avant des replis d'API pour SolidWorks 2025, notamment une chaîne FeatureExtrusion3 vers FeatureExtrusion2 vers FeatureBossSimple. Le serveur vérifié mentionne aussi des corrections sur la fermeture d'esquisse avant extrusion, les coupes extrudées, l'accès aux propriétés de fonctions et la capture stdout ou stderr de execute_python. Ce sont des détails techniques, mais ils comptent dans une évaluation.
Ils montrent que le dépôt a rencontré des différences de comportement entre versions SolidWorks et qu'il tente de les absorber dans le code. Pour un décideur, la conclusion n'est pas que tout est garanti. La conclusion est qu'un pilote doit tester exactement la version SolidWorks de l'entreprise, avec ses templates, ses macros, ses chemins réseau et ses règles de sauvegarde.
Comparaison avec les MCP CAD et BIM
À retenir : SolidWorks MCP est un connecteur CAO mécanique, pas un connecteur BIM bâtiment. Il se compare mieux à FreeCAD MCP ou AutoCAD MCP qu'à un flux Revit de production.
| Option | Usage naturel | Force principale | Limite à surveiller |
|---|---|---|---|
| SolidWorks MCP | Pièces, esquisses, fonctions et assemblages simples | API COM locale, opérations CAO concrètes, compatibilité 2023-2025 annoncée | Windows, licence SolidWorks, execute_python, validation humaine |
| FreeCAD MCP | Prototypage open source et formation CAO | Python ouvert, objets paramétriques, FEM possible | Moins standard en agence, maturité workflow variable |
| AutoCAD MCP | Dessin 2D, DXF et automatisation AutoCAD LT | Backend AutoCAD LT et backend DXF headless | Moins orienté conception paramétrique produit |
| Revit MCP | Maquette BIM bâtiment | Murs, sols, portes, pièces, niveaux et extractions | Gouvernance BIM stricte et dépendance à Revit |
Différence avec FreeCAD MCP
Le MCP FreeCAD est plus ouvert et plus expérimental, car FreeCAD et Python permettent de comprendre ou modifier beaucoup de choses sans licence propriétaire. SolidWorks MCP est plus proche d'un poste industriel existant, avec un logiciel commercial déjà adopté dans des bureaux mécaniques. Le choix dépend donc moins de l'IA que de l'environnement CAO déjà en place.
Pour une formation, FreeCAD peut être plus accessible si l'objectif est de montrer les principes. SolidWorks devient plus pertinent quand l'apprenant ou l'entreprise travaille déjà sur des pièces, assemblages, tôlerie, outillage ou composants dans cet écosystème. Dans les deux cas, l'assistant ne remplace pas la culture CAO : il accélère certaines manipulations et rend le flux plus conversationnel.
Différence avec Revit MCP
Revit MCP traite des objets bâtiment : murs, sols, portes, pièces, grilles, niveaux et nomenclatures. SolidWorks MCP traite d'abord des formes et fonctions de conception mécanique. Pour une agence d'architecture, SolidWorks peut apparaître dans des détails de mobilier, prototypes, pièces spéciales, objets ou coordination fabricant, mais il n'est pas le socle BIM principal.
Cette différence doit apparaître dans la stratégie de contenu. Une page SolidWorks MCP attire des lecteurs intéressés par l'IA appliquée à la CAO technique, pas seulement par l'architecture. Elle élargit la bibliothèque Educasium, mais ne doit pas laisser croire qu'Educasium a intégré SolidWorks MCP dans un projet client réel.
Sécurité, gouvernance et limites
À retenir : le risque principal est l'exécution d'actions réelles dans un logiciel de conception ouvert, surtout avec execute_python. Un pilote doit commencer sur des fichiers jetables, jamais sur un modèle client en production.
Actions destructrices et fichiers ouverts
Le serveur peut ouvrir, fermer et sauvegarder des documents. Il peut aussi modifier la géométrie d'une pièce par extrusion, coupe, congé ou chanfrein. Une mauvaise consigne, une mauvaise sélection d'arêtes ou une unité mal comprise peuvent donc produire un fichier incorrect sans que l'erreur soit évidente au premier regard.
La gouvernance minimale consiste à utiliser un dossier de test, copier les fichiers sources, désactiver la sauvegarde automatique non maîtrisée, conserver un journal des prompts et faire valider les résultats par un référent CAO. Dans un environnement professionnel, les outils d'ouverture et de sauvegarde doivent être traités comme des permissions sensibles, pas comme de simples commodités.
execute_python doit être réservé
execute_python donne accès à os et aux objets COM SolidWorks. Ce n'est pas un simple outil de dessin. C'est une porte vers du code Python arbitraire dans le contexte de la machine locale et de la session CAO.
Pour un usage pédagogique, il peut servir à montrer une automatisation avancée sous supervision. Pour un usage agence, il doit être réservé à un profil technique, activé seulement sur poste pilote, et exclu des scénarios où un assistant non spécialisé travaille sur des données client. Si l'objectif est de former des architectes ou designers non développeurs, les outils prédéfinis sont plus faciles à encadrer.
Position Educasium
À retenir : Educasium peut présenter SolidWorks MCP comme un exemple crédible d'automatisation CAO par IA, mais sans revendiquer de déploiement interne ou client. À ce stade, l'analyse repose sur le dépôt GitHub, pas sur un retour d'expérience terrain Educasium.
Ce que nous pouvons dire
Nous pouvons dire que le dépôt existe, qu'il est sous licence MIT, qu'il cible SolidWorks 2023 à 2025, qu'il utilise Python et pywin32, que le README documente 22 outils, et que le code source vérifié expose aussi des aides supplémentaires. Nous pouvons aussi dire qu'il automatise des opérations CAO concrètes comme créer une pièce, dessiner une esquisse, extruder, couper, appliquer des congés ou chanfreins, lister les fonctions et sauvegarder.
Nous ne devons pas dire qu'Educasium l'a déployé chez un client, qu'il réduit un temps de conception d'un pourcentage donné, ni qu'il est sûr par défaut. Ces affirmations demanderaient un protocole de test, des fichiers, des mesures et une validation métier. Sans ces éléments, elles seraient plus marketing que vérifiables.
Implémentation hypothétique
Une implémentation hypothétique commencerait sur un poste Windows isolé avec SolidWorks 2025 ou la version exacte de l'entreprise. Le référent crée une pièce vierge, teste connect_solidworks, get_solidworks_info, create_new_part, create_sketch, draw_rectangle, extrude_sketch, list_features et save_document dans un dossier de test. Les commandes execute_python, open_document et close_document restent désactivées ou réservées jusqu'à ce que le flux de base soit compris.
La deuxième étape serait de documenter les prompts réussis, les erreurs d'unités, les comportements de sélection et les fichiers générés. La troisième serait de décider si l'usage reste pédagogique, exploratoire ou réellement productif. Sans cette séparation, un connecteur puissant devient vite difficile à gouverner.
Sources et suite logique
À retenir : cette page a été écrite depuis les sources GitHub vérifiées le 26 août 2026. Les chiffres d'étoiles et de forks peuvent changer, mais les exigences techniques et le risque execute_python doivent être revérifiés avant toute recommandation client.
Pour poursuivre la comparaison, lisez aussi AutoCAD MCP, FreeCAD MCP et Revit MCP. SolidWorks MCP est intéressant parce qu'il montre un assistant capable d'agir dans un logiciel de conception technique très concret. Sa valeur dépendra moins d'un slogan IA que de la qualité du cadrage : poste pilote, fichiers test, permissions limitées, validation CAO et journalisation.