CAD-MCP est un serveur MCP qui permet à Claude ou à un autre client compatible MCP de piloter un logiciel CAD installé sur Windows via l'interface COM. Le dépôt daobataotie/CAD-MCP annonce une compatibilité avec AutoCAD, GstarCAD et ZWCAD, avec des fonctions de dessin de base, de texte, de hachures, de cotation, de calques et de sauvegarde DWG. Contrairement à AutoCAD MCP, il ne propose pas de backend headless DXF : il suppose un logiciel CAD installé et accessible via Windows.
Pour une agence, CAD-MCP se lit donc comme un connecteur simple pour automatiser des gestes 2D répétitifs dans un environnement DWG compatible. Il est moins ambitieux que Revit MCP, moins riche que AutoCAD MCP, mais plus direct : Python, pywin32, un fichier config.json, puis des appels d'outils MCP qui créent des lignes, cercles, arcs, polylignes, rectangles, textes, hachures et dimensions. Cette simplicité est utile, à condition de ne pas la confondre avec une plateforme CAD complète.
Sommaire
- Ce que fait CAD-MCP
- Architecture Windows COM
- Capacités utiles en agence
- Comparaison avec AutoCAD MCP et Revit MCP
- Sécurité et limites
- Position Educasium
- Sources et suite logique
Ce que fait CAD-MCP
À retenir : CAD-MCP transforme des commandes structurées ou en langage naturel en opérations CAD 2D simples. Le README le présente comme un service de contrôle CAD par instructions en langage naturel, avec prise en charge d'AutoCAD, GstarCAD et ZWCAD.
Outils exposés
Le README liste les fonctions principales suivantes : dessin de ligne, cercle, arc, polyligne, rectangle, texte, hachure, annotation de dimension, sauvegarde du dessin et traitement de commande naturelle. Le fichier server.py vérifié expose aussi draw_ellipse, ce qui élargit légèrement la surface réelle par rapport à la liste courte du README. Il faut donc considérer l'ensemble vérifié comme une petite boîte à outils de dessin, pas comme une API CAD exhaustive.
Les opérations créent des entités dans le ModelSpace du document actif et peuvent recevoir des paramètres comme calque, couleur ou épaisseur de ligne selon les outils. Le contrôleur crée le calque s'il n'existe pas, puis l'affecte à l'entité. C'est pratique pour générer des plans simples, mais cela suppose que l'agence définisse ses conventions de calques en amont.
Traitement du langage naturel
Le projet inclut un nlp_processor destiné à convertir des consignes textuelles en paramètres CAD. Le README mentionne la reconnaissance de couleurs, le mapping de mots de formes et le mapping d'actions de dessin ou d'édition. Cette couche peut rendre la démonstration plus accessible, mais elle ne remplace pas une validation métier.
Dans une agence, le bon usage consiste à garder des consignes très cadrées : coordonnées, type d'entité, calque, couleur, hauteur de texte, chemin de sauvegarde. Plus la consigne devient floue, plus le risque de produire un dessin correct syntaxiquement mais faux graphiquement augmente. Le langage naturel aide l'interaction, il ne supprime pas le besoin de spécification.
Architecture Windows COM
À retenir : CAD-MCP dépend de Windows, pywin32 et d'un logiciel CAD installé. Ce n'est pas un service web universel qui dessine dans le cloud.
Connexion au logiciel CAD
Le fichier cad_controller.py vérifié importe win32com.client et pythoncom, puis choisit un identifiant d'application selon le type CAD configuré : AutoCAD.Application pour AutoCAD, GCAD.Application pour GCAD ou GstarCAD, et ZWCAD.Application pour ZWCAD. Le contrôleur tente d'abord de se connecter à une instance CAD existante, puis essaie de démarrer une nouvelle instance si aucune n'est trouvée.
Cette approche est cohérente avec l'automatisation bureautique Windows : le serveur pilote une application locale, visible, installée sur le poste. Elle n'est pas adaptée à un serveur Linux, à un environnement CI ou à une machine sans licence CAD. Les dépendances vérifiées dans requirements.txt sont pywin32, mcp, pydantic et typing.
Configuration et démarrage
Le README indique que la configuration vit dans src/config.json, avec notamment le type de logiciel CAD, un temps d'attente au démarrage et un délai entre commandes. Le lancement se fait avec Python sur src/server.py, puis la configuration du client MCP pointe vers ce script. C'est une installation plus manuelle qu'un package npm prêt à lancer.
Ce niveau de simplicité peut suffire pour un poste de test. En revanche, une agence qui veut l'utiliser régulièrement devra stabiliser le chemin Python, le type CAD, le dossier de sortie et les versions installées. Sans cela, deux postes peuvent exécuter la même consigne avec des comportements différents.
Capacités utiles en agence
À retenir : CAD-MCP est pertinent pour des dessins 2D cadrés, des gabarits simples et des démonstrations d'automatisation. Il ne doit pas être présenté comme un assistant BIM ou comme un remplaçant de projeteur.
Dessin et annotations
Les fonctions de dessin couvrent les primitives classiques : lignes, cercles, arcs, ellipses, polylignes, rectangles, textes, hachures et dimensions linéaires. C'est assez pour construire un exemple de plan, une trame simple, un schéma de principe ou une géométrie répétitive. Les paramètres de coordonnées restent toutefois essentiels : l'assistant ne connaît pas automatiquement le contexte complet du dessin.
La cotation disponible est une cotation linéaire ou alignée selon le contrôleur. Pour un livrable professionnel, cela reste insuffisant sans vérification graphique : styles de cote, échelles, unités, textes, orientation et conventions du cartouche ne sont pas traités comme un système complet dans le README. L'automatisation peut poser des éléments, pas garantir un plan prêt à livrer.
Calques et sauvegarde DWG
Le support des calques est plus intéressant pour un usage agence. Le contrôleur peut créer un calque, le rendre actif et affecter les entités à ce calque. Pour générer des éléments répétitifs dans une convention DWG, c'est une base utile, à condition que la convention soit fournie explicitement.
La sauvegarde du dessin passe par SaveAs vers un chemin donné. Cette capacité doit être encadrée : sur un poste de production, une commande de sauvegarde mal ciblée peut écraser un fichier ou créer une version au mauvais endroit. Comme pour tout workflow CAD automatisé, il vaut mieux commencer dans un dossier de test isolé.
Comparaison avec AutoCAD MCP et Revit MCP
À retenir : CAD-MCP est le connecteur CAD le plus généraliste, mais pas le plus complet. Sa force est le support multi-CAD via COM ; sa limite est la profondeur fonctionnelle.
| Option | Usage naturel | Force principale | Limite à surveiller |
|---|---|---|---|
| CAD-MCP | Dessin 2D simple dans AutoCAD, GstarCAD ou ZWCAD | Même logique MCP pour plusieurs CAD Windows | Pas de backend headless et surface limitée |
| AutoCAD MCP | Automatiser AutoCAD LT et produire du DXF | Deux backends, 8 outils consolidés, ezdxf | Plus spécifique à AutoCAD LT et DXF |
| Revit MCP | Agir sur une maquette BIM | Données BIM, niveaux, pièces, familles | Ne concerne pas les flux DWG 2D |
CAD-MCP face à AutoCAD MCP
Le MCP AutoCAD est plus riche pour AutoCAD LT : il distingue File IPC et ezdxf, documente les opérations par backend et couvre des fonctions comme blocs, P&ID, screenshots et execute_lisp. CAD-MCP est plus simple et plus généraliste côté logiciels compatibles, mais il ne donne pas le même niveau de détail sur les limites par opération.
Le choix dépend donc du parc logiciel. Si l'agence travaille strictement en AutoCAD LT 2024 ou plus récent et veut aussi générer du DXF sans AutoCAD, AutoCAD MCP semble plus adapté. Si l'équipe utilise GstarCAD ou ZWCAD et veut tester un pilotage naturel de base, CAD-MCP mérite d'être étudié.
CAD-MCP face à Revit MCP
Le MCP Revit agit sur une maquette BIM, avec une logique d'éléments, niveaux, pièces et données de modèle. CAD-MCP agit sur des primitives de dessin 2D dans un espace modèle CAD. Les risques et les gains ne sont pas de même nature.
Pour une agence d'architecture, CAD-MCP a du sens dans des flux DWG de détail, de reprise ou de schémas. Il est beaucoup moins pertinent pour structurer une maquette, extraire des quantitatifs BIM ou vérifier des paramètres métier. Le meilleur usage est celui qui respecte la place réelle du DWG dans l'agence.
Sécurité et limites
À retenir : CAD-MCP peut modifier le document CAD actif ; il doit donc être testé sur copie. Même une commande simple peut produire un dessin faux si les coordonnées, calques ou unités sont mal définis.
Dépendance au poste Windows
La dépendance à pywin32 et à l'interface COM rend le projet très local. Il faut un poste Windows, le bon logiciel CAD, une configuration src/config.json correcte, et une session capable de lancer ou contrôler l'application. Ce n'est pas un connecteur à déployer indistinctement sur un serveur.
Le contrôleur tente de se connecter à une instance existante, puis peut démarrer une nouvelle instance. Ce comportement peut surprendre si l'utilisateur pense travailler dans un dessin précis. Avant chaque test, il faut vérifier le document actif et le chemin de sauvegarde.
Limites fonctionnelles
Le README parle de dessin de base, de calques et de sauvegarde. Les commentaires du code indiquent que des fonctions comme suppression, déplacement, rotation et mise à l'échelle d'entités étaient prévues pour plus tard. Même si le contrôleur contient déjà des primitives utiles, il ne faut pas annoncer une couverture complète des opérations CAD.
La couche NLP est aussi une limite. Une phrase naturelle peut être mal interprétée, surtout si elle contient des mesures implicites, des références graphiques ou des conventions internes. Pour un usage professionnel, il faut privilégier des prompts structurés et relire le résultat dans le logiciel CAD.
Position Educasium
À retenir : CAD-MCP est un bon support pédagogique pour expliquer l'automatisation CAD, pas une référence déjà validée en production par Educasium.
Retour d'expérience disponible
Educasium n'a pas encore déployé CAD-MCP dans une agence cliente, ni mesuré un gain de temps vérifié sur des dessins DWG ou sur GstarCAD/ZWCAD. L'analyse repose sur le README, requirements.txt, server.py et cad_controller.py vérifiés via GitHub. Cette précision évite de transformer une revue technique en promesse commerciale.
L'intérêt pédagogique est réel. CAD-MCP montre comment un assistant peut appeler des outils CAD structurés, comment une application Windows peut être pilotée par COM, et pourquoi la qualité d'une consigne technique compte autant que le modèle IA utilisé. Pour une formation, c'est un exemple plus simple à expliquer qu'un connecteur BIM complet.
Hypothetical implementation
Hypothetical implementation. Pour un pilote, Educasium commencerait sur un poste Windows isolé avec un fichier DWG de test, une configuration CAD explicite et un dossier de sortie séparé. Les premiers essais porteraient sur draw_line, draw_rectangle, draw_text, add_dimension et save_drawing, avec une convention de calques minimale fournie dans le prompt.
La deuxième étape consisterait à tester process_command, mais seulement sur des consignes simples et vérifiables. Si l'équipe utilise GstarCAD ou ZWCAD, il faudrait vérifier séparément que l'identifiant COM fonctionne sur la version installée. Le résultat attendu ne serait pas un plan final, mais une liste de tâches CAD répétitives que l'assistant exécute sans dégrader la qualité graphique.
Sources et suite logique
À retenir : les informations de cette page viennent du dépôt GitHub et des fichiers source vérifiés le 26 août 2026. Les claims multi-CAD viennent du README et du choix d'identifiants COM dans cad_controller.py.
À lire ensuite
Si votre agence travaille surtout en AutoCAD LT ou DXF, lisez aussi le MCP AutoCAD. Si votre workflow est BIM, comparez avec le MCP Revit et le MCP Archicad.
Pour replacer ces outils dans une stratégie plus large, consultez le comparatif des logiciels IA pour architectes et la formation Maîtriser l'IA en architecture. Le sujet n'est pas d'automatiser pour automatiser, mais de choisir les tâches où le contrôle par IA réduit vraiment la friction.